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Quelques choses essentielles à savoir pour favoriser la communication

Pour pouvoir favoriser la communication, l’école constitue un endroit important dans la formation du faire apprendre de l’enfant et dans l’interaction entre personnes.  Le langage est primordial, il fait partie des éléments fondamentaux dans la Communication orale.  La communication ne se trouve pas uniquement dans le langage parlé, mais elle débute déjà à la naissance avec les cris, les pleurs, les rires… du nouveau-né.

Le cycle de la communication

communicationLa communication constitue plusieurs étapes afin d’atteindre les objectifs :

  • Le vivre ensemble, qui consiste à rendre possible les relations internes entre chacun et qui prévient les conflits.
  • Un moyen des apprentissages, il est pour cela primordial que les élèves comprennent les consignes qui leur sont données  (expliquer dans des termes adaptés) par leur maître, ainsi L’interaction se fait progressivement.
  • Un objet d’apprentissage, il s’agit de pratiquer avec justesse les bons outils de langue dans les bons contextes.
  • Les composantes langagières et linguistiques qui font ressortir les composantes Socioculturelles c.-à-d. l’utilisation de la langue dans un contexte spécifique.
  • Des composantes pragmatiques, lors desquelles l’enjeu des échanges a de l’importance.
  • La communication non différée comporte toujours des composantes non verbales (plus spécialement chez les jeunes enfants) notamment le soutien de la gestuelle et de la Communication corporelle.

Principes de progression

Les compétences de communication attendues en fin d’école maternelle sont :

  1. Répondre aux sollicitations de l’adulte.
  2. Prendre l’initiative d’un échange et le conduire au-delà de la première réponse.
  3. Participer à un échange collectif en écoutant l’autre, attendant son tour de parole tout en Restant dans l’échange.

Ces objectifs précis visent à rendre l’enfant autonome et à les former pour l’école primaire. Répondre aux sollicitations de l’adulte entraîne l’enfant à s’engager à parler. Parler est un partage, cela exige à sortir de son cocon pour s’ouvrir aux autres. Lors de difficultés, l’enseignant se sert de toutes formes pour améliorer la communication (également non verbale) pour faciliter et établir le contact.

Pour entrer en conversation, il faut pouvoir prendre l’initiative d’un échange. C’est pourquoi l’écoute active est très importante, afin de mettre l’enfant en confiance. L’enseignant se doit de rester attentif pour pouvoir capter tout signe d’une intention à vouloir communiquer. L’enseignant doit aussi également solliciter les enfants à oser prendre la parole en public ou au sein d’un groupe. La prise de parole dans le groupe peut se faire sous forme de « monologue » -qui consiste à prendre la parole seule par exemple en récitant une comptine- ou en interaction avec une ou plusieurs personnes. Lors de l’interaction, l’enseignant à un rôle important, car l’enfant qui a peu d’aisance se confira avec plus de faciliter avec son maître/maîtresse. L’enseignant peut également aider les enfants à préparer leur prise de parole individuellement.

L’insertion dans un échange collectif suscite de vouloir prendre la parole pour s’exprimer autour d’un sujet spécifique. Dans ce cas la parole est demandée une fois accordée, l’échange peut commencer. Toute fois cela demande une grande rigueur de gestion sur les points suivants :

  • Des règles claires et limitées
  • Choisir un sujet précis et clair pour que les enfants puissent interagir avec des questions précises.
  • Le médiateur (l’enseignant) exerce une régulation très active pour pouvoir respecter le sujet, accorder la parole à chacun ainsi que l’écoute d’autrui.
  • Donner une variation dans les thèmes
  • Faire jouer des rôles différents
  • Organiser les conditions de l’échange de sorte que les participants travaillent ensemble et veiller au bon déroulement de la discussion.

La participation à un échange collectif de manière pertinente et efficace vise à rendre l’élève plus performant l’échange langagier. L’enseignant introduit donc progressivement de nouvelles exigences ou il se focalisera spécifiquement sur les aspects suivant :

  • Le choix des thèmes
  • Obligation de rester dans le sujet énoncé
  • Respecter les règles (pas de répétition, pas de réaction cohérente.)
  • L’audibilité
  • Participativité

Le langage verbal et le langage non verbal :

  • Verbale : c’est le fait d’utiliser la parole pour pouvoir communiquer avec les autres. Elle désigne également l’ensemble des moyens pour le transfert d’information, de Messages. Les modes verbaux améliorons exprimés par la voix, le choix des mots des verbes et de l’intonation sont des éléments qui permettent d’analyser la situation de communication.
  • Non verbale : c’est le fait d’utiliser tous les éléments qui n’ont pas de liens directs avec la parole. Ces éléments employés sont très importants. Ce sont tous les traits du langage corporel (langues des signes) qui agissent comme vecteur inattentif de nos émotions. Ça peut être notre posture, le Contact visuel, nos petites tiques, les mouvements que nous exécutons.

La communication verbale est acquise dès la naissance avec les pleurs, les cris, elle est donc innée tandis que la communication non verbale est involontaire, elle apparaît au fur et à mesure du temps.

Repères pour l’observation et l’évaluation

L’enseignant se trouve constamment en position d’observateur. Ce statut est fondamental pour pouvoir évaluer la progression et les compétences communicationnelles des élèves. Il évalue les élèves en rapport à certains critères. Si l’élève ose parler, s’il parle de plus en plus, s’il sait répondre aux sollicitations de l’adulte, s’il régule sa prise de parole, s’il accepte et respecte les règles des échanges et finalement si l’élève utilise les formules de politesse.

Un cadre sécurisant

Le cadre se doit d’être sécurisant, car les enfants doivent apprendre à être attentifs à ce que disent les adultes lorsqu’ils parlent à un groupe ou à la classe entière. L’accueil est déterminant, le tout petit enfant qui franchit pour la première fois la porte de l’école doit percevoir qu’il est attendu et considéré comme une personne à part entière. Il faut qu’il trouve très vite des repères et des réponses en actes et en mots qui lui permettent de comprendre ce qu’il peut et ce qu’il ne peut pas faire, ce qui est attendu de lui. Au jour le jour, l’accueil individualisé de chaque enfant crée chez lui le sentiment d’être reconnu comme personne unique. Il peut alors, persuadé que les adultes savent qu’il est là, se sentir en sécurité, à tous les niveaux affectivement et physiquement, dans ce lieu où, « séparé », il n’est pas tout seul.

Un milieu de communication

Pour bien fonctionner, sans conflits ni exclusion, la classe est organisée comme un réseau d’échanges ; elle l’est réellement si les élèves se voient, s’entendent et s’ils ont des idées, des avis, des intérêts à partager. Cela requiert des dispositifs matériels adaptés, une vie de classe riche et un climat fait de respect et d’écoute bienveillante.

Un enseignant « tuteur » de langage

L’enseignant qui rend « visible » les taches de production ou de compréhension attendues en les annonçant au début de l’échange, rappelle, si nécessaire, les règles en cours d’activité et fait un bilan à la fin. L’enseignant prend aussi en compte la dimension émotionnelle et affective de la communication, en vivant avec ses élèves des situations de complicité et de partage culturel.

Autres « tuteurs » de langage

Le projet d’école précise le rôle de tous ces adultes qui sont auprès des enfants. Chaque professionnel à sa manière d’entrer en relation, s’adaptant à chaque enfant, mais en restant toujours à l’écoute du groupe.

Les parents, partenaires essentiels

Nous insistons sur l’importance des premiers échanges entre le bébé et son entourage, avec les parents comme premier chef. Car ils sont les premiers tuteurs de langage et c’est le rôle des enseignants d’évoquer ce sujet avec eux, dès les premières réunions organisées à leur intention et indépendamment de tout problème particulier. Communiquer lors des situations usuelles est très important ainsi que l’importance d’écouter un enfant qui parle et de lui répondre. Pour les parents dont le français n’est pas la langue première, il convient de les rassurer et de les encourager à utiliser « leur »langue.

TIRER PROFIT DES SITUATIONS SCOLAIRES AUTHENTIQUES

Des situations naturelles

Le contexte scolaire offre naturellement de nombreuses situations de communication favorisant la  progression des élèves et que l’on peut exploiter de manière différente en fonction de leur richesse spécifique. Elles sollicitent la réception, la production l’interaction, selon des modalités différentes.

Des situations particulières

Les objets culturels qui sont ainsi apportés aux enfants sont de nature à créer des liens avec d’autres interlocuteurs, ce qui conduit à élargir la communauté de communication.                                                           Les enfants doivent progressivement apprendre à écouter, intervenir ainsi qu’à mémoriser et jouer les textes.

Les consignes

Les consignes qui visent à faire et à faire obéir.

La difficulté chez les jeunes enfants est qu’ils se sentent qu’exceptionnellement concernés. Il importe donc de veiller à la manière de donner la consigne tout autant qu’à son contenu c.-à-d. pas plus d’une consigne à la fois. Progressivement on pourra évoquer des objets, des lieux, des moments hors du temps et de l’espace où on parle. En fin de section de grands, on pourra utiliser des phrases plus complexes.

Faire l’appel : l’acte de « faire l’appel » peut être pratiqué de différentes manières dans les différentes sections et au cours de l’année. Ceci indiquera le commencement du travail.

Accueillir les enfants après la sieste : ceci concerne la section des petits et des tout-petits. L’enseignant accorde alors vraiment toute son attention aux enfants des moyennes ou grandes sections qui sont dans la classe pendant la sieste des petits. Dès l’arrivée du premier levé, un travail d’autonomie doit être prévu pour les plus grands pour apprendre à mieux se connaître notamment.

Résoudre un conflit suite à un incident de cour : les compétences relèvent du domaine d’activités du « vivre ensemble » et de la maîtrise du langage. L’utilisation d’une situation problème ou d’un événement perturbateur à l’école nécessite la prise en compte de la parole de l’autre, l’entraide, le respect et l’écoute.

Dire ensemble des chansons à gestes : à la fin de l’école maternelle, cette connaissance doit être acquise pour éveiller la curiosité et qui aide à la mémorisation et permet que chacun puisse participer selon ses propres capacités.

 

 

Amarkouch Mohamed

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