Synopsis : afin de réaliser le meilleur braquage jamais réalisé, un homme, se faisant appeler le « Professeur », recrute 8 des meilleurs braqueurs du pays. N’ayant rien à perdre, ils préparent le coup pendant plusieurs mois dans une maison de campagne. Les 8 malfrats passent à l’action tandis que le cerveau du coup manipule la police avec habileté.

Avis :

Je préfère vous prévenir maintenant, la suite de cette critique contient des spoilers, alors si vous ne voulez pas vous gâcher la surprise, je vous conseillerai de ne pas lire les lignes qui suivent.

L’histoire constitue un remarquable pari puisque d’habitude, les braquages sont traités sous la forme de film. Réaliser à le faire sous deux saisons est un sacré challenge. Ceci est fait notamment grâce aux nombreux flashbacks qui permettent également de bien comprendre l’histoire. L’ambiance captivante qui est mise en place permet de nous donner l’envie de continuer l’intrigue. Certes, si on devine plus ou moins la fin au fil des épisodes, on se demande réellement comme cela va finir puisque le plan du professeur est distillé au fur et à mesure. Les nombreuses incohérences ne m’ont cependant pas gêné plus que ça en raison de la durée du braquage. Tout au long de la série, on est impressionné devant le génie de ce dernier qui a réellement pensé à tout.

Son personnage, qui semble tout savoir, est très bien travaillé. Cependant l’un des points qui peut susciter l’incompréhension et l’incohérence est le fait qu’il se laisse aller à un plan de séduction de l’inspectrice en charge de l’enquête, Raquel Murillo. Celle-ci n’est pas sans reproche non plus puisqu’en pleine période de braquage, là où ses collègues restent jours et nuits, elle se permet de se laisser à quelques rencards avec le cerveau du plan. Concernant le reste des personnages, j’ai adoré Berlin qui, promu chef des braqueurs, réussit parfaitement son rôle et suscite même l’émotion quand ceux-ci s’évadent de la fabrique. Tokyo est également attachante, même si son côté impulsif met en danger plusieurs fois l’intrigue principale. Les autres sont bien mis en valeur également (comme Denver et Moscou), chacun d’eux ayant des forces et des faiblesses visibles. Je n’ai cependant pas apprécié le fait qu’Oslo, l’un des 8 braqueurs, ne soit pas assez travaillé et n’a suscité chez moi aucune émotion. Mention également à Arturo Roman. Bien qu’ayant des envies d’évasion très compréhensibles et logiques, celui-ci m’a plusieurs fois insupporté.

J’ai trouvé la VO espagnole de très bonne qualité. Les musiques sont plutôt bien adaptées également, mention spéciale à Bella Ciao, magnifique chanson aujourd’hui utilisée par des artistes dont le rendu n’est pas forcément glorieux à chaque fois.

 

En conclusion, la Casa de Papel est une série réellement intéressante du point de vue du scénario et des personnages. Il ne faut pas la regarder en scrutant le moindre détail mais bien se laisser aller à un divertissement qui aborde un sujet pas tout le temps traité correctement.

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